Après 4 éditions à Londres, les World Series of Poker Europe, la déclinaison des championnats du monde sur le Vieux Continent, s’ouvrent pour la première fois à Cannes ce vendredi. Les meilleurs joueurs européens et les stars américaines sont attendus sur la Croisette, avec un programme de 7 tournois, dont le principal à 10 000 euros le 15 octobre. Ce qu'il faut savoir de ces WSOPE.
WSOPE, un festival de haut vol débarque à Cannes
C’est le tournoi le plus dur de l’année, de l’avis de nombreux joueurs professionnels du circuit. En 2007, les World Series of Poker, les prestigieux championnats du monde qui se tiennent à Las Vegas depuis 4 décennies, ont lancé une déclinaison européenne intitulée les WSOP Europe. Un tournoi à 10 000 livres est accompagné par quelques autres événements afin de décerner des bracelets à Londres. De part sa localisation, la capitale anglaise a donné un événement de très haut vol, avec les meilleurs joueurs européens, dont les excellents Nordiques, et les stars américaines. La première édition avait d’ailleurs révélé la vedette norvégienne Anette Obrestad, alors 18 ans. L’année d’après, c’est John Juanda, l’un des meilleurs joueurs en tournoi de l’histoire, qui s’offrait le million, imité douze mois plus tard par un autre Américain notable, Barry Shulman, créateur du magazine Card Player. L’an dernier, c’est le professionnel anglais James Bord qui était sacré chez lui. En matière d’affluence, les 4 derniers tournois principaux ont réuni environ 350 joueurs. Après cette expérience londonienne réussie, Caesars Entertainment Corporation a accepté un accord avec le casinotier français Barrière afin d’organiser ce festival de poker à Cannes, sur la Croisette bien connue dans le monde entier.
7 tournois pour autant de bracelets
Le programme s’annonce passionnant. Ce vendredi, les WSOPE Europe débutent en fanfare avec un tournoi à 2 680 euros à 6 joueurs maximum par table, un format qui favorise l’action. Le lendemain se lance le "petit" tournoi de la quinzaine, un 1 090 euros avec une mauvaise structure comme à Las Vegas. Lundi prochain, les affaires sérieuses débutent avec un événement à 3 500 euros en Pot Limit Omaha, la variante préférée des professionnels. Vient ensuite, le lendemain, un 3200 euros en format shootout, à savoir qu’il faut venir à bout des adversaires de sa table afin de se hisser à l’étape suivante. Mercredi, les organisateurs ont imaginé un gros tournoi à 10 400 euros intitulé Split, avec un premier jour disputé à 9 joueurs maximum par tables, puis à 6 lors du deuxième jour et, enfin, en tête-à-tête le dernier jour. Enfin, après un second événement en Omaha, à 1 620 euros cette fois-ci, le tournoi principal à 10 400 euros s’ouvrira le samedi pour 6 jours, dont deux jours de départ possibles. La table finale se disputera ainsi le jeudi. A noter qu’un Ladies (le traditionnel tournoi réservé aux femmes) à 550 euros sera organisé mais ne donnera pas de breloque dorée.
Enfin un bracelet français ?
En 4 éditions, le poker français n’a jamais pu célébrer un bracelet, attendant même les deux dernières années pour vibrer aux WSOPE. Seul Antoine Arnault, le fils de Bernard, avait su briller avec une 5e place, pour 49 530 livres, sur un tournoi en Pot Limit Omaha en 2007. Lors de l’édition 2009, l’amateur Fabien Dunlop s’était incliné lors du duel final d’un petit événement à 1 000 livres. Quelques jours plus tard, Antoine Saout, qui attendait alors la finale du tournoi principal des World Series of Poker à Las Vegas, finissait 7e d’une table finale du Main Event des WSOPE extrêmement relevée, avec Barry Shulman (champion cette année là), Daniel Negreanu ou Jason Mercier. L’an passé, à l’Empire Casino de Leicester Square, ce sont deux Français, les deux Winamax Nicolas Levi et Marc Inizan, qui avaient échoué en table finale du tournoi à 10 000 livres. L’homme au chapeau avait fini 5e (pour plus de 200 000 livres), alors que le prodige breton 9e. Désormais installée à Cannes, la déclinaison européenne des championnats du monde devrait connaître une grosse participation française. Aux eux de faire parler la poudre.
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